Mamy Ravatomanga reste au centre d’une importante bataille judiciaire à Maurice. La Financial Crimes Commission (FCC) estime que le risque de fuite de l’homme d’affaires malgache est réel s’il obtient une remise en liberté sous caution.
La FCC évoque un risque de fuite
Devant la Bail and Remand Court (BRC), ce jeudi 27 août 2026, l’Acting Director of Investigation de la FCC, Paramhans Alleear, a présenté les raisons pour lesquelles la commission s’oppose à la remise en liberté de Mamy Ravatomanga.
Selon l’enquêteur, une libération pourrait créer plusieurs risques. Il cite notamment une possible fuite du territoire, une intervention auprès de témoins ou encore une manipulation d’éléments de preuve.
La FCC affirme également disposer d’éléments de preuve numériques et documentaires qu’elle considère comme importants dans son enquête. (defimedia.info)
Trois bateaux et un yacht évoqués
Paramhans Alleear a aussi présenté des informations obtenues auprès des autorités malgaches.
Selon ces informations, Mamy Ravatomanga détiendrait trois bateaux ainsi qu’un yacht. Pour la FCC, ces éléments font partie des facteurs à prendre en compte lorsqu’il s’agit d’évaluer le risque de fuite.
L’enquêteur a également évoqué les investigations financières menées autour des sociétés de l’homme d’affaires. La veille, il avait confirmé devant la cour que la FCC avait effectué un « money trail » concernant ses compagnies. (defimedia.info)
Le téléphone de David Thomas analysé
Les enquêteurs se sont également intéressés au téléphone portable de David Jean Christian Thomas, présenté comme un proche collaborateur de Mamy Ravatomanga.
Selon le témoignage de Paramhans Alleear, la FCC a utilisé un nouveau logiciel pour analyser l’appareil. Cette analyse aurait permis aux enquêteurs de découvrir des informations qu’ils jugent importantes.
D’après le témoignage rapporté devant la cour, des recherches auraient notamment été effectuées le 16 octobre 2025 sur la durée de trajets maritimes entre Maurice et La Réunion, ainsi qu’entre Maurice et la France avec un passeport ivoirien. (defimedia.info)
Un téléphone et une carte SIM recherchés
La FCC recherche également un téléphone portable ainsi qu’une carte SIM enregistrée à Madagascar.
Selon les éléments présentés à la cour, Mamy Ravatomanga aurait eu ces deux éléments en sa possession avant son arrestation. Les enquêteurs souhaitent toujours les retrouver dans le cadre de leurs investigations. (defimedia.info)
Une enquête toujours en cours
La procédure concerne une enquête plus large de la FCC sur les activités financières de Mamy Ravatomanga.
L’homme d’affaires malgache, détenu à la prison de Melrose, fait face à trois accusations provisoires, dont deux liées au blanchiment d’argent et une à l’entente délictueuse. Les accusations restent provisoires et la culpabilité de l’intéressé n’est pas établie à ce stade. (5plus.mu)
La MBC avait par ailleurs rapporté le 19 août que la FCC estimait avoir encore besoin de six mois à un an pour compléter son enquête. La défense de Mamy Ravatomanga conteste plusieurs éléments avancés par les enquêteurs. (mbc.mu)
Les débats reprendront le 9 septembre
La Bail and Remand Court poursuivra les débats sur la demande de remise en liberté sous caution de Mamy Ravatomanga le 9 septembre 2026.
La cour devra donc examiner les arguments de la FCC ainsi que ceux de la défense avant de se prononcer sur la demande de remise en liberté.
À ce stade, les éléments présentés concernant le risque de fuite, les preuves et les autres accusations constituent des arguments avancés dans le cadre de la procédure judiciaire et ne constituent pas une condamnation.