Une inquiétude grandit dans le secteur de l’éducation spécialisée à Maurice. La Confédération des travailleurs des secteurs public et privé (CTSP) tire la sonnette d’alarme. Elle dénonce les difficultés rencontrées par plusieurs écoles spécialisées et leurs employés.
La CTSP a organisé une manifestation devant l’Assemblée nationale. Les travailleurs réclament notamment le paiement de salaires en retard et de leurs droits à la retraite. (lexpress.mu)
Des difficultés financières dans plusieurs écoles
Selon la CTSP, plusieurs établissements liés à la Special Education Needs Authority (SENA) manquent de moyens financiers.
Le syndicat évoque plusieurs dépenses qui posent problème. Il cite notamment les contributions au Portable Retirement Gratuity Fund (PRGF).
La rémunération des personnels spécialisés représente aussi une difficulté. Les frais de gestion ajoutent une pression supplémentaire sur les établissements.
Pour le président de la CTSP, Reeaz Chuttoo, la situation dépasse la question des salaires.
Il estime que le pays connaît une fragilisation progressive de l’État-providence. (lexpress.mu)
Des parents pourraient payer jusqu’à Rs 10 000
La CTSP affirme que certaines écoles demandent désormais une contribution financière aux familles.
Selon le syndicat, cette contribution peut atteindre près de Rs 10 000 par mois dans certains établissements.
La CTSP souligne les difficultés financières que rencontrent déjà plusieurs familles. Elle évoque notamment les dépenses liées aux soins médicaux.
Selon Reeaz Chuttoo, certains parents pourraient même décider de garder leur enfant à la maison pour éviter ces frais supplémentaires.
La CTSP estime que cette situation menace l’accès à l’éducation spécialisée pour les enfants en situation de handicap. (lexpress.mu)
La situation de la Mauritius Mental Health Association inquiète
La Mauritius Mental Health Association (MMHA) figure également au centre des préoccupations de la CTSP.
L’association se trouve à Stanley, Rose-Hill. Selon la CTSP, l’État possède cet établissement depuis 1974.
Le syndicat affirme toutefois qu’aucun représentant du gouvernement ne siège au conseil d’administration depuis 2012.
Cette situation créerait, selon la CTSP, des difficultés dans la gestion de l’établissement.
Plusieurs postes restent vacants
La CTSP évoque aussi plusieurs départs au sein de la MMHA.
Selon le syndicat, six employés ont quitté l’établissement. Parmi eux figurent notamment des enseignants de sport, de musique et d’arts plastiques.
Un jardinier chargé d’activités thérapeutiques aurait également quitté son poste.
La CTSP affirme aussi que l’établissement ne parvient pas à recruter un manager avec une allocation mensuelle de Rs 14 000.
Deux employés âgés de 65 ans attendraient également leur indemnité de retraite. Le syndicat lie cette situation à des contributions insuffisantes au PRGF. (lexpress.mu)
Une réunion sans solution concrète
Une réunion s’est tenue devant la Commission de conciliation et de médiation (CCM) avant la manifestation.
Des représentants des ministères de l’Éducation et de la Santé ont participé à cette rencontre. La direction de la SENA était également présente.
Selon la CTSP, la réunion n’a toutefois pas permis de trouver une solution concrète.
Le syndicat affirme que la SENA a notamment évoqué un manque de personnel.
La CTSP indique aussi que les établissements peuvent demander une contribution financière aux parents.
Cette position inquiète le syndicat. Il estime qu’elle risque d’alourdir davantage la situation des familles.
La CTSP réclame une intervention du gouvernement
Les manifestants demandent maintenant des mesures rapides.
Ils réclament notamment le paiement des salaires en retard. Ils demandent aussi le financement des contributions au PRGF.
La CTSP souhaite également une clarification du statut de la Mauritius Mental Health Association.
Elle réclame enfin une structure de gouvernance capable d’assurer la continuité des services.
Selon les informations rapportées, plusieurs travailleurs affirment attendre leur rémunération depuis plusieurs mois.
La CTSP indique qu’elle pourrait désormais envisager d’autres démarches, notamment sur le plan juridique.
À ce stade, les autorités concernées n’ont pas encore répondu publiquement à l’ensemble des accusations formulées par le syndicat. (lexpress.mu)
Source : L’Express, 25 août 2026.