La Financial Crimes Commission (FCC) a procédé à l’arrestation de deux autres policiers dans le cadre de l’enquête sur une perquisition controversée menée à Vallée-des-Prêtres.
Les personnes arrêtées sont Louis Clifford Moise Michael Argendra, ancien sergent de police aujourd’hui retraité, âgé de 51 ans et domicilié à Pavé D’Amour, Coromandel, ainsi que Viduth Jeewon, sergent de police âgé de 57 ans et domicilié à Tyack.
Les deux hommes font l’objet d’une enquête pour des faits présumés de corruption.
Une perquisition menée en mars 2024
L’enquête porte sur une opération de perquisition réalisée le 30 mars 2024 au domicile d’un habitant de Vallée-des-Prêtres.
À cette occasion, une équipe de la Special Intelligence Cell (SIC) de la Special Supporting Unit (SSU) avait participé à l’opération.
À l’époque, Louis Clifford Moise Michael Argendra et Viduth Jeewon étaient affectés à cette unité. Ils faisaient également partie de l’équipe présente lors de la perquisition.
Des soupçons liés à une importante somme d’argent
Après l’opération, l’équipe de policiers s’était rendue aux Line Barracks, à Port-Louis.
Dans le cadre de l’enquête, les deux anciens collègues sont interrogés sur des informations concernant une importante somme d’argent.
Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, ils auraient utilisé leur fonction afin d’obtenir cette somme. Celle-ci pourrait être considérée comme une gratification, selon les circonstances examinées par la FCC.
Ces éléments restent toutefois au stade de l’enquête. Aucune culpabilité n’a été établie à ce stade.
La FCC poursuit son enquête
La Financial Crimes Commission poursuit ses investigations afin de déterminer les circonstances exactes entourant cette affaire.
Les enquêteurs cherchent notamment à établir le rôle précis de chaque personne impliquée. Ils tentent également d’identifier les éventuelles responsabilités dans cette affaire.
L’enquête devra permettre de déterminer si les faits allégués sont suffisamment établis pour donner lieu à d’éventuelles poursuites.
Les personnes concernées bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle décision de justice définitive.