L’enquête sur la mort du petit Adriano Kelyano Perrine, âgé de sept mois, se poursuit à Roche-Bois. Son père, Jean Daniel Perrine, 30 ans, fait l’objet d’une accusation provisoire de meurtre.
Après sa comparution devant le tribunal de Port-Louis le 24 août 2026, la police s’est opposée à sa remise en liberté. Les autorités ont notamment évoqué des risques pour l’enquête et pour la sécurité du suspect. (Défi Media Group)
Jean Daniel Perrine sous surveillance à Brown-Séquard
Après sa comparution, Jean Daniel Perrine a été admis à l’hôpital Brown-Séquard, à Beau-Bassin.
Il reste sous surveillance policière. La police a obtenu le maintien de sa détention jusqu’au 31 août 2026. Les enquêteurs pourront poursuivre leurs démarches après cette échéance, selon l’évolution de l’enquête. (Défi Media Group)
La police avait présenté quatre raisons pour s’opposer à sa remise en liberté. Elle a notamment évoqué un risque d’interférence avec des témoins, de manipulation d’éléments de preuve et de fuite. Elle a aussi exprimé des craintes pour la sécurité du suspect. (Défi Media Group)
Une enquête toujours en cours
Les autorités cherchent à établir les circonstances exactes du décès du nourrisson.
L’autopsie a conclu à une blessure provoquée par un objet tranchant à l’abdomen. Les enquêteurs doivent maintenant confronter les différents éléments recueillis afin de reconstituer les circonstances du drame. (lexpress.mu)
L’enquête est menée par la Criminal Investigation Division (CID) de Roche-Bois, sous la supervision de hauts responsables de la police. (Défi Media Group)
Les déclarations du suspect examinées par les enquêteurs
Lors de son interrogatoire, Jean Daniel Perrine aurait déclaré aux enquêteurs qu’il avait entendu des voix avant les faits.
Cette déclaration représente sa version des événements. La police doit encore vérifier ces éléments et les replacer dans le contexte général de l’enquête.
Les autorités pourraient également examiner son état mental afin de mieux comprendre les circonstances entourant le drame. (lexpress.mu)
Un passé judiciaire déjà connu
Selon Défi Media, Jean Daniel Perrine compte huit condamnations depuis 2017.
Son passé judiciaire comprend notamment des condamnations liées à des affaires de vol, de possession d’une arme offensive, à une affaire impliquant une mineure, ainsi qu’à des faits de violence. Il serait sorti de prison en juillet 2025. (Défi Media Group)
Ces éléments font désormais partie du contexte examiné autour de l’affaire. Ils ne permettent toutefois pas, à eux seuls, d’établir les circonstances du décès d’Adriano.
Des questions autour de la protection des enfants
Le drame relance également les interrogations sur les mécanismes de protection des enfants exposés à des situations à risque.
L’Ombudsperson for Children, Aneeta Ghoorah, a condamné les faits et souligné la gravité de la situation. D’autres professionnels cités par L’Express appellent toutefois à la prudence dans l’analyse des causes du drame. (lexpress.mu)
La criminologue Ashitah Rogbeer estime notamment qu’il ne faut pas réduire de telles affaires à un seul facteur. Elle souligne que chaque situation possède ses propres circonstances et dynamiques. (Défi Media Group)
La justice devra établir les responsabilités
À ce stade, Jean Daniel Perrine fait uniquement face à une accusation provisoire de meurtre. L’enquête n’est pas terminée.
La police poursuit ses investigations afin d’établir les faits et les responsabilités éventuelles. Le suspect reste présumé innocent jusqu’à une décision définitive de la justice.