La nomination de Ramanooj Gopalsingh comme conseiller au Prime Minister’s Office (PMO) suscite une réaction de Husayn Mangalkhan, membre du Reform Party.
Dans une déclaration, il soulève la question de la place accordée aux jeunes professionnels dans les postes stratégiques de l’État.
« Il faut aussi savoir céder la place aux jeunes »
Pour Husayn Mangalkhan, l’expérience professionnelle des aînés mérite d’être reconnue. Il estime toutefois que cette expérience doit également permettre de préparer la relève et de transmettre les connaissances aux nouvelles générations.
Il s’interroge notamment sur la nécessité de faire appel à d’autres profils capables d’apporter de nouvelles compétences dans des domaines qui évoluent rapidement.
La cybersécurité, l’intelligence artificielle, les crimes financiers et la désinformation font aujourd’hui partie des nouveaux défis auxquels les États doivent répondre.
Selon lui, l’expérience des anciens doit servir à conseiller, encadrer et transmettre, sans empêcher les jeunes Mauriciens qualifiés d’accéder à des responsabilités importantes.
« Ne pas fermer les portes aux jeunes Mauriciens »
Husayn Mangalkhan estime également qu’il existe une contradiction entre les discours sur la fuite des cerveaux et l’accès des jeunes professionnels aux postes stratégiques.
« Nous ne pouvons pas dénoncer la fuite des cerveaux tout en fermant les portes aux jeunes Mauriciens qualifiés », fait-il valoir.
Le membre du Reform Party plaide ainsi pour un mécanisme de nomination davantage axé sur des critères tels que la compétence, l’intégrité et la capacité à répondre aux défis actuels.
Son principe se résume en une formule : « La bonne personne à la bonne place. »
Une nouvelle génération politique
Husayn Mangalkhan affirme que la nouvelle génération politique souhaite également revoir la manière dont certaines nominations sont effectuées.
Il défend l’idée de nominations transparentes, permettant selon lui de donner davantage de possibilités aux compétences émergentes.
Il estime toutefois que le renouvellement de la classe dirigeante ne dépend pas uniquement des responsables politiques.
Selon lui, les électeurs ont également un rôle à jouer lorsqu’ils choisissent leurs représentants dans l’isoloir.
Respecter l’expérience et préparer la relève
La réaction de Husayn Mangalkhan ne remet pas en question, dans son propos, la valeur de l’expérience professionnelle de Ramanooj Gopalsingh. Elle met plutôt l’accent sur la nécessité, selon lui, de trouver un équilibre entre l’expérience et le renouvellement des compétences.
Ramanooj Gopalsingh, ancien commissaire de police, a dirigé la Mauritius Police Force de 2000 à 2008. Le gouvernement actuel entend notamment s’appuyer sur son expérience dans le cadre de la réorganisation du renseignement et de la réflexion sur la réforme de la police. (lexpress.mu)
Pour Husayn Mangalkhan, le défi consiste donc à permettre à la nouvelle génération de prendre progressivement ses responsabilités tout en valorisant l’expérience des générations précédentes.
Respecter l’expérience, préparer la relève et savoir céder la place aux jeunes : c’est, selon lui, une condition pour permettre à Maurice d’avancer.