Des tensions ont éclaté devant les locaux de la Financial Crimes Commission (FCC) dans la soirée du lundi 27 juillet. L’ancien Premier ministre Pravind Jugnauth s’y trouvait pour un interrogatoire dans le cadre de l’enquête sur l’affaire Mercantile and Maritime Group (MMG). Pendant cette audition, plusieurs journalistes ont affirmé avoir subi des insultes, des provocations et des menaces alors qu’ils couvraient l’événement. (Le Défi Media Group)
Des journalistes pris pour cible
Selon plusieurs témoins, un groupe de personnes a pris à partie des journalistes présents devant la FCC. Les professionnels des médias rapportent avoir essuyé des insultes répétées. Certains évoquent également des menaces de mort. Malgré cette tension, ils ont poursuivi leur travail sur place. (Le Défi Media Group)
La police suit la situation
La police a confirmé avoir pris connaissance des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. Elle précise que toute personne qui s’estime victime peut déposer une plainte auprès des autorités compétentes.
Par ailleurs, les forces de l’ordre indiquent qu’elles poursuivent la collecte d’informations. Elles analysent les éléments recueillis sur le terrain ainsi que les contenus publiés en ligne. Si une infraction est établie, elles prendront les mesures prévues par la loi. (Le Défi Media Group)
Des réactions en faveur de la liberté de la presse
À la suite de ces incidents, plusieurs voix ont dénoncé les intimidations visant les journalistes. Les Nouveaux Démocrates ont notamment condamné toute forme de menace contre les professionnels des médias. Le parti demande une enquête rapide, impartiale et rigoureuse. Il réaffirme également son attachement à la liberté de la presse et à la liberté d’expression. (Le Défi Media Group)
Une enquête toujours en cours

L’interrogatoire de Pravind Jugnauth s’inscrit dans l’enquête menée par la FCC sur le contrat pétrolier lié à Mercantile and Maritime Group. À ce stade, les investigations se poursuivent. Aucune conclusion judiciaire n’a encore été rendue et les personnes concernées bénéficient de la présomption d’innocence.