L’affaire impliquant une détenue française au poste de police de Sodnac connaît un nouveau développement à Maurice. Après l’examen d’un rapport intérimaire, le bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP) a recommandé l’ouverture de procédures disciplinaires contre deux policiers.
L’un d’eux est directement cité dans les allégations concernant une relation intime avec la détenue. Une policière, chargée de la surveillance de celle-ci au moment des faits allégués, est également concernée.
Une détenue française au centre de l’affaire
La principale protagoniste de cette affaire est une ressortissante française âgée de 27 ans. Plusieurs médias mauriciens l’ont identifiée comme Lisa Lily Romain.
Elle avait été arrêtée en mars 2026 par les éléments de l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU). Son arrestation s’inscrivait dans une enquête portant sur une importation présumée de drogue entre la France et Maurice.
Après son arrestation, elle avait été placée en détention policière au poste de Sodnac. Elle a ensuite été transférée à la prison de Beau-Bassin.
Des relations intimes alléguées avec un policier
Selon les informations rapportées par plusieurs médias locaux, la détenue aurait déclaré aux enquêteurs avoir entretenu une relation intime avec un policier alors qu’elle se trouvait sous garde au poste de Sodnac.
Les faits allégués remonteraient à juillet 2026. La détenue aurait également indiqué que la relation était consentie et qu’elle avait développé des sentiments pour le policier concerné.
Ces déclarations restent toutefois au centre des investigations. Elles ne constituent pas une constatation judiciaire de culpabilité.
Le rôle d’une policière également examiné
L’enquête ne porte pas uniquement sur le policier cité dans les déclarations de la détenue.
La policière qui assurait la surveillance des cellules au poste de Sodnac fait également l’objet d’une procédure disciplinaire recommandée par le DPP.
Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si les règles de surveillance des personnes détenues ont été respectées.
Des vérifications ont aussi porté sur le Diary Entry du poste de police et sur les images de vidéosurveillance. Ces éléments doivent aider à reconstituer les mouvements de la détenue et les circonstances entourant les faits allégués.
Une enquête confiée à la MCIT
Les premières investigations ont été menées avant que le dossier ne soit confié à la Major Crime Investigation Team (MCIT) du Central CID.
Un rapport intérimaire a ensuite été transmis au bureau du DPP pour examen.
Après analyse des éléments disponibles, le DPP a recommandé l’ouverture de procédures disciplinaires contre le policier directement concerné par les allégations et contre la policière chargée de la surveillance.
La police a indiqué que les procédures seront engagées conformément aux règlements en vigueur.
Une affaire qui soulève des questions sur la surveillance des détenus
Cette affaire soulève également des questions sur les conditions de surveillance des personnes placées en détention policière.
Les investigations doivent notamment établir comment les faits allégués auraient pu se produire alors que la jeune femme se trouvait sous garde.
Les enquêteurs examinent ainsi les responsabilités des différents agents présents au poste durant la période concernée.
Le registre du poste de police et les images CCTV constituent notamment des éléments importants pour reconstituer les circonstances exactes.
La détenue également concernée par une affaire de drogue
Cette affaire intervient alors que la ressortissante française est elle-même concernée par un dossier distinct lié à une importation présumée de drogue.
Son arrestation en mars 2026 avait conduit les autorités à enquêter sur un réseau présumé opérant entre Maurice et la France.
Plusieurs autres personnes auraient également été arrêtées dans le cadre de cette enquête.
Les deux dossiers restent toutefois distincts. D’un côté, les autorités examinent les accusations liées à l’importation présumée de drogue. De l’autre, elles enquêtent sur les faits allégués au poste de police de Sodnac.
Des procédures disciplinaires désormais recommandées
La recommandation du DPP constitue une nouvelle étape dans cette affaire.
Elle ne représente pas une condamnation des deux policiers concernés. Les procédures disciplinaires devront suivre leur cours et permettre de déterminer les éventuelles responsabilités de chacun.
Les investigations devront également établir si les règles applicables à la détention et à la surveillance ont été respectées.
Pour l’heure, l’affaire reste donc sous enquête. Les autorités cherchent à établir précisément les circonstances des faits allégués au poste de police de Sodnac et à déterminer les responsabilités éventuelles des personnes concernées.