L’Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU) enquête sur un réseau présumé de trafic de cannabis entre la Thaïlande et Maurice. Les enquêteurs examinent deux livraisons maritimes qui représenteraient plus d’une tonne de drogue au total. Huit suspects ont déjà été arrêtés dans cette affaire.
Un bateau thaïlandais inspecté au large de Maurice
L’enquête a débuté la semaine dernière. L’ADSU a collaboré avec la Maritime Intelligence Cell de la National Coast Guard lors d’une première opération.
Un bateau thaïlandais est arrivé dans les eaux mauriciennes dans la nuit du 19 au 20 octobre. Les autorités l’ont inspecté le 23 octobre, au large de Baie-du-Tombeau.
Les premières vérifications auraient permis aux enquêteurs de découvrir des sommes totalisant environ 2,7 millions, en euros et en bahts thaïlandais. L’analyse des téléphones portables de l’équipage aurait également révélé des photos de sacs soupçonnés de contenir du cannabis.
Huit suspects arrêtés dans cette affaire
Depuis le 23 octobre, les enquêteurs ont arrêté sept membres d’équipage. Le tribunal de Port-Louis les a provisoirement inculpés de Conspiracy to Import Dangerous Drug.
Le mardi 27 octobre, les policiers ont interpellé un huitième suspect à l’aéroport international Sir Seewoosagur Ramgoolam. L’homme s’apprêtait à quitter Maurice.
Par ailleurs, l’ADSU a mené plusieurs opérations dans différentes régions de l’île. Lors de ces interventions, les enquêteurs auraient saisi un peu moins d’un kilogramme de cannabis, présenté comme provenant de Thaïlande.
Les policiers ont également arrêté d’autres suspects locaux. Ils cherchent à déterminer si ces personnes ont participé à la réception ou à la distribution de la drogue.
L’ADSU recherche les ramifications locales
Les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour identifier les éventuels complices locaux. Ils cherchent aussi à établir le déroulement exact des livraisons maritimes et le rôle de chaque suspect.
Dans le cadre de cette affaire, les autorités pourraient solliciter l’entraide judiciaire de la Thaïlande. Une telle démarche permettrait de faciliter les échanges d’informations entre les deux pays.
L’enquête se poursuit. Les suspects bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à ce qu’une juridiction compétente établisse leur culpabilité.