La mobilisation des lycéens s’est étendue en France mardi 29 septembre 2026. Plusieurs centaines d’établissements ont connu des actions ou des perturbations à travers le pays.
Selon des informations rapportées par Reuters, plus de 330 lycées ont été concernés par des actions étudiantes. Le mouvement intervient dans le contexte de la mobilisation contre le projet de budget du gouvernement pour 2027. (Reuters)
Des tensions dans plusieurs villes
Des incidents ont été signalés dans plusieurs villes françaises.
À Nice, des dizaines de lycéens se sont mobilisés devant le lycée Estienne-d’Orves. Le Parisien rapporte une intervention des forces de l’ordre aux abords de l’établissement. (Le Parisien)
À Lille, la situation s’est également tendue autour du lycée César-Baggio. Le Parisien fait état de poubelles incendiées et de dégradations, ainsi que de jets d’objets en direction des forces de l’ordre. (Le Parisien)
À Saint-Denis, des lycéens ont également participé aux blocages. Des tensions avaient déjà été observées lundi dans cette ville, alors que le mouvement gagnait plusieurs régions.
À Paris, plusieurs établissements ont connu des blocages. Des élèves ont notamment affiché des messages critiquant le gouvernement et certaines formations politiques. (Le Parisien)
Près de 340 établissements concernés
Le mouvement a pris de l’ampleur au fil des jours.
Le Monde rapporte que des actions ont concerné près de 340 établissements mardi 29 septembre. Le mouvement avait commencé quelques jours plus tôt en Île-de-France avant de s’étendre à d’autres régions. (Le Monde.fr)
Les revendications diffèrent selon les établissements. Elles concernent notamment le manque de professeurs, les effectifs dans les classes, l’état de certains lycées et les conditions d’études.
L’Union syndicale lycéenne avait appelé à généraliser les blocages à l’ensemble du pays à l’occasion de la journée de mobilisation dans la fonction publique. (Le Monde.fr)
Le gouvernement accuse LFI d’« instrumentaliser » le mouvement
La mobilisation a aussi provoqué un affrontement politique entre le gouvernement et La France insoumise (LFI).
Selon TF1 Info, des élus insoumis ont apporté leur soutien aux lycéens et aux blocages. Le gouvernement, de son côté, accuse LFI d’« instrumentaliser » la colère des élèves. (TF1 Info)
Cette accusation reste contestée par les responsables de LFI. Jean-Luc Mélenchon a notamment dénoncé ce qu’il considère comme une répression du mouvement lycéen. (TF1 Info)
Le Monde rapporte également que plusieurs lycéens interrogés en Seine-Saint-Denis réfutent l’idée d’une mobilisation organisée uniquement pour des raisons politiques. Ils mettent en avant leurs propres revendications concernant leurs conditions d’études. (Le Monde.fr)
Un mouvement lié aussi aux questions budgétaires
La mobilisation lycéenne intervient au même moment qu’une importante journée de grève dans la fonction publique.
Les manifestants contestent notamment certaines orientations du projet de budget 2027. Les enseignants et d’autres agents publics participent également au mouvement national. (Reuters)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a reconnu les difficultés rencontrées dans les établissements scolaires. Il a toutefois condamné les violences et les dégradations liées à certains blocages. (Reuters)
La mobilisation pourrait se poursuivre dans les prochains jours, alors que les organisations lycéennes et le gouvernement continuent de s’opposer sur les revendications et les modalités du mouvement.
Sources d’information
- Reuters – Student protests and public sector workers strike in France
- Le Parisien – Direct sur les manifestations et les lycées bloqués
- TF1 Info – Lycées bloqués et tensions entre LFI et le gouvernement
- Le Monde – Le mouvement lycéen prend de l’ampleur
Sourxe information youtube TF1 INFO