Le mouvement Cockroach Janata Party Inde est devenu l’un des principaux sujets politiques du pays. Mercredi 22 juillet, les partis d’opposition ont perturbé les travaux du Parlement indien afin de protester contre les violences policières signalées lors d’une grande manifestation étudiante à New Delhi. Les élus réclament également la démission du ministre de l’Éducation, Dharmendra Pradhan.
Cockroach Janata Party Inde : l’opposition hausse le ton

Sous la direction de Rahul Gandhi, chef du parti du Congrès, plusieurs responsables de l’opposition se sont rassemblés devant le Parlement à New Delhi. De nombreux manifestants portaient des vêtements noirs et brandissaient des pancartes exigeant des explications du gouvernement.
Les députés de l’opposition ont demandé un débat d’urgence sur les affrontements survenus lors des manifestations étudiantes. Face aux protestations, les travaux parlementaires ont été suspendus.
Rahul Gandhi accuse le gouvernement du Premier ministre Narendra Modi de ne pas répondre aux inquiétudes des étudiants et de chercher à éviter un débat public sur les violences signalées.
Cockroach Janata Party Inde : un mouvement né sur les réseaux sociaux
Le Cockroach Janata Party Inde (CJP) a commencé comme une initiative satirique sur les réseaux sociaux. Toutefois, le mouvement a rapidement gagné en popularité auprès des jeunes confrontés aux difficultés du système éducatif et aux controverses liées aux examens nationaux.
Lundi, le mouvement a organisé l’une des plus importantes manifestations antigouvernementales observées ces dernières années dans la capitale indienne.
Selon les organisateurs, plus de 50 000 personnes ont participé au rassemblement. Les autorités avaient refusé une marche vers le Parlement, ce qui a accru les tensions entre les manifestants et les forces de l’ordre.
Violences lors de la manifestation à New Delhi
En fin de journée, des affrontements ont éclaté entre les manifestants et la police.
Les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes et des matraques pour disperser la foule. La police affirme que 60 civils et 118 policiers ont été blessés.
De leur côté, les organisateurs dénoncent une intervention disproportionnée. Ils soutiennent que plusieurs centaines de manifestants pacifiques ont été blessés. Selon eux, une femme reste hospitalisée dans un état critique après les affrontements.
Les manifestants maintiennent leur mobilisation
Mercredi, plus de 1 000 personnes occupaient encore le principal site de rassemblement à New Delhi malgré la chaleur et l’humidité.
Des sympathisants venus de différentes régions de l’Inde ainsi que de l’étranger ont envoyé de la nourriture afin de soutenir les manifestants. Le campement a reçu notamment du biryani, du riz, du dal et d’autres repas.
Ashutosh Ranka, porte-parole du mouvement, a déclaré :
« Dans le pays où les gens avaient oublié comment poser des questions, nous avons réveillé ce pays. »
Des manifestations de soutien ont également eu lieu dans plusieurs grandes villes, notamment Mumbai et Bengaluru.
Amnesty International critique l’intervention policière
L’organisation Amnesty International a accusé la police de Delhi d’avoir fait usage d’une force excessive contre les manifestants.
Par ailleurs, la Cour suprême de l’Inde a refusé mercredi d’examiner immédiatement une requête portant sur les accusations de violences policières.
Le parti du Congrès estime que le gouvernement refuse de répondre aux préoccupations des étudiants ainsi qu’aux critiques liées à la gestion des manifestations.
Le gouvernement Modi tente d’apaiser la situation
Le Premier ministre Narendra Modi n’a pas commenté directement les manifestations.
Cependant, le ministre de l’Éducation, Dharmendra Pradhan, a adopté un ton plus conciliant. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il a affirmé que les étudiants méritaient « des réponses, des réformes et des comptes à rendre ».
Il a également déclaré que le gouvernement restait déterminé à répondre aux préoccupations exprimées par les jeunes.
Malgré ces déclarations, l’opposition continue de dénoncer ce qu’elle considère comme une atteinte aux principes démocratiques. La crise politique provoquée par le Cockroach Janata Party Inde pourrait ainsi représenter l’un des plus grands défis rencontrés par le gouvernement Modi ces dernières années.
Sources
- The Guardian : https://www.theguardian.com/world
- Reuters : https://www.reuters.com
- Amnesty International : https://www.amnesty.org
- Associated Press (AP) : https://apnews.com
- Al Jazeera : https://www.aljazeera.com